Peste noire au Nord et populisme au Sud

Voilà ce que j’entendais encore hier d’un expert, dont j(ai oublié le nom, invité à l’émission de « A votre avis ». Insupportable amalgame ou association qui m’a fait encore bondir de rage. Comment en étant honnête oser de tels propos. Et il n’est pas seul, hélas. Comment des idéologues et dogmatiques du libre marché et du libéralisme, se disant aussi « sociaux » peuvent-ils se permettre d’aligner sur un même plan une idéologie égoïste, raciste, sectaire, sécuritaire, nationaliste à celle altruiste, internationaliste d’une vraie gauche dénonçant les inégalités de classes et se battant pour les supprimer ou au moins les réduire ? Comment associer un parti d’extrême-droite, comme le Belang au PTB ?  L’un voulant profiter du désarroi des « petits » et de leur dégout pour reconstruire une nouvelle élite bourgeoise et l’autre qui propose des solutions avec des objectifs d’équité et agit en conséquence dans les rangs de ses mandataires, dirigeants et grands militants ? Comment oser se dire déçu par des politiciens qui vont accoucher d’une souris après seize mois de négociation d’égos et s’en tenir encore à un système qui renforcera, une fois de plus, le fossé entre les riches et les pauvres que vient encore de confirmer la crise sanitaire ? Comment fermer les yeux sur ce que révélait l’émission suivante sur les enjeux de fric de la santé publique via notamment, le lobby des firmes pharmaceutiques ? Maggie de Block trouvait normal ce marché de santé puisque ces firmes, arnaqueuses de fonds publics, sont bien des entreprises !  Faut le faire et ils le font ces serviteurs du Capital qui se disent sensibles au bien commun et à la démocratie…Ils le font ces partisans du libre marché qui ruinent les pays pauvres pour enrichir nos seigneurs entrepreneuriaux. Grands démocrates ces faiseurs de misères qui généreusement sortent de l’enfer d’un camp de migrants douze enfants orphelins !

J’arrêterai ici la liste des crimes commis au nom de la démocratie et d’un système qui ose placer les détenteurs d’une autre vision et organisation de société que la leur au rang des populistes  et les associer à la peste brune du Nord!

Le temps de l’obscurité se prolonge

La Covid 19 d’un seul président de parti aura suffi pour retarder de 18 jours à la formation d’un probable gouvernement. Pas grave en soit. Voilà qui va permettre la prolongation des négociations ou plutôt du chantage exercé par les uns et les autres. On devine bien un peu sur quoi : IVG, revalorisation du personnel de santé, réformes institutionnels, fiscalité, pensions, etc. Mais on n’en sait pas beaucoup plus. Le conclave entre quelques éminences est secret et obscur. Nous ne savons rien non plus sur les équipes de conseillers, sinon qu’ils portent la couleur du maillot de leur leader. Ces vrais grands travailleurs s’échangent les compositions, les corrigent, les modifient, selon les instructions du patron pour qui ils font la course. Elle sera récompensée par des postes clés dans les futurs cabinets ministériels Nombre et noms ? Mystère ! Rémunération ? Inconnue ! Un détail ? Une habitude surtout qui s’applique à TOUS les partis. La composition des cabinets demande une difficile et laborieuse recherche pour savoir qui fait quoi. La rémunération des collaborateurs de nos édiles et ce à tous les niveaux de pouvoir est obscure. Ils sont pourtant des artisans importants et influents de la trame politique. C’est bien les citoyens qui les paient, mais sur nominations, grades et salaires, silence. Tout le monde ne lit pas le moniteur belge où en principe ils apparaissent. C’est une grande popote interne de partis, sans exception. Il faut quelques scandales pour tenter d’y voir clair.
%ais soit, le plus important est de connaître ce qui va sortir de tout ce travail en coulisses très peu démocratiques ! Probablement pas de miracle social. Encore moins une révolution du système inégalitaire. Corona ou pas, les mécaniques libérales, socialisme dit réaliste et vert feu follet, ne changeront pas. Juste un peu de baume pour nous faire croire que l’objectif est bien l’amélioration de notre quotidien et la foi en un avenir moderne et une relance économique avec les sacrifices incontournables pour équilibrer le budget. La chanson est connue, paroles et refrains. Chacun va se réclamer d’une partie de composition sans autant changer vraiment la musique jouée depuis des décennies.
Ils ont tous pourtant le mot transparence et démocratie dans leur langage favori ! Tu parles. Nous n’aurons la lumière (et encore) que quand le petit cercle privé révélera ce qui a été décidé dans l’obscurité. Et, cerise sur le gâteau, ils nous reprocheront de ne pas assez nous intéresser à la politique !

Amours et désamours politiques

Les sondages actuels mesurent la popularité ou l’impopularité des hommes politiques auprès des citoyens. Si l’impopularité de la politique en général est évidente, il n’en reste pas moins que la personnalisation à outrance, fait oublier les différentes visions de société qui regroupent en principe des hommes et des femmes dans un parti.

 La « Vivaldi » ou « Avanti », ne va éclaircir les choses. Il y a de quoi s’y perdre dans la saga des amours et désamours des princes de partis. Nous sommes bien loin des débats et promesses électorales ou chacun affirmait son programme différent de autres, dans de vives guéguerres où même des noms d’oiseaux volaient ! Si nos hauts édiles n’en sont pas encore à un mariage d’amour, ils recherchent, disent-ils un climat de confiance entre eux. Vrai que nous ne demandons pas qu’ils s’aiment ! Nous n’en sommes plus au temps où les sentiments entre le roi et les sujets occupaient une place dans l’histoire politique. Quoique…

Notre sentiment, à nous pauvres sujets, est qu’ils se sont bien foutus de nous.  Que la batailles des égos et les stratégies ne sont que leurres pour que chaque parti puisse se revendiquer de victoires pour notre bien-être social, économiques et environnemental. C’est un peu comme la pub moraliste et opportuniste de Coca-Cola. Ce qui importe est de vendre.

De toute façon, nous le savons, tant que le système capitaliste sera notre modèle, les élections ne serviront à rien. Il faudrait pour cela une large opposition soutenue fortement par la rue et la solidarité ouvrière. Seule une politique reprenant ses véritables pouvoirs changerait les choses.

J’entendais hier E.de Calatay (brillant économise, ex- chef de la banque Degroof et ex conseiller au cabinet Reynders…) déclarer qu’il ne fallait pas exagérer le coût  de la longue absence d’un gouvernement. Très contraire à ceux qui déclarent que chaque jour d’absence de celui-ci coûte des milliards ! Et pour cause, il sait très bien que la véritable politique économique n’est pas aux mains du parlement et gouvernement. En anecdote alors, il était tenté comme économiste de dire qu’il faut toucher les partis aux portefeuilles pour les inciter à former rapidement un gouvernement !

Je dirai, moi, qu’il faut toucher au portefeuille des millionnaires, des grosses sociétés qui entassent des profits, de remettre l’Etat  au centre des services publics et des grands leviers économiques. Mais cela ne se fera dans aucune saison de la Vivaldi.

Mais où est passé l’intérêt commun ?

Négociations fédérales : le président du CD&V ne veut pas une Vivaldi, mais une… Avanti. Décodez : Nous voulons bien négocier sans la NVA, mais nous voulons diriger l’orchestre. Ou encore : retour à l’Etat CVP d’antan. Les calotins sont de retour. L’IVG ne pourrait se voter à la Chambre. Bonjour la démocratie ! On veut les curés du cdH avec nous. On est loin de la laïcité de Milquet. On veut redresser les finances. Les anciens se souviendront de « la loi unique » proposant un programme d’austérité à la suite d’un endettement public important et de la perte du Congo belge. Remplacez Congo par Corona.

Avanti donc la vieille musique d’un parti qui veut s’imposer en cathédrale, alors que ses fidèles ne remplissent même plus une église. 17 sièges, soit 12 pour le CD&V (-6) et 5 pour le cdH (-4). Les perdants veulent malgré leur longue descente électorale retrouver mitre et crosse, non point pour une politique de saint Nicolas, mais faire jouer le père fouettard pour les travailleurs devant se plier à une nouvelle austérité !

Etat CD&V ou Etat NVA, c’est chou vert et vert chou, à l’exception que me premier veut garder le roi et un semblant d’unité, tandis que l’autre veut la république et la séparation du pays.

La stratégie du « j’y vais, je n’y vais pas » est pernicieuse.

Finis les conclaves. Aux urnes citoyens, en espérant que vous voterez pour faire comprendre à ses dames et messieurs que non seulement nous n’en voulons plus, mais que nous voulons radicalement une autre politique.

« Tout le monde veut le ciel, m ais personne ne veut mourir »

Vieille chanson de Pétula Clarck qui n’avait rien pourtant d’une grande philosophe !  Et pourtant. La crise sanitaire nous replonge dans un climat de mort et de deuil. Comment rester insensible devant des images des milliers de cercueils et entassements de cadavres aux USA, au Pérou, au Brésil et ailleurs. Cette crise vient secouer une réalité que nous avions pris l’habitude d’un peu nier ; la mort, surtout dans nos sociétés occidentales. Voilà que tout un coup, un foutu virus, non seulement nous la rappelle collectivement, mais vient chahuter nos habitudes, nos projets. Ne voilà-t-il pas que pour y échapper nous est imposé une série de mesure restrictives sur notre manière de vivre. Les autorités nous obligent à faire le deuil et de choses essentielles et d’autres plus futiles. Dès lors, nous aspirons tous à retourner dans notre vie d’avant Covid.

C’est peut-être le moment de réfléchir un peu sur cette vie d’avant. Celle ou nous voulons tous notre petit ciel avec la réalisation de nos petits ou grands projets ? Nous les pensons individuellement, sans nous soucier qu‘lis s’inscrivent dans un cadre d’organisation collective. Tout le monde veut le ciel, mais personne ne veut voir mourir un système capitaliste qui ne l’offre qu’à une infime minorité et laisse la majorité vivre dans un purgatoire ou un enfer ?

Nous voulons tous une autre politique, mais très peu change de parti ! Tout le monde veut un monde meilleur, mais chacun veut ne pas trop changer sa petite vie individuelle, sauf quand elle bascule dans la précarité.

Mais il y a ceux qui espère aussi un saint Nicolas, un pouvoir leur offrant les jouets gratuits et sont déçus et tristes quand ils apprennent que c’est papa et maman qui les ont payés, aux prix parfois de lourds sacrifices et d’endettement. C’est l’instant douloureux du deuil de l’insouciance enfantine.  

La crise sanitaire devrait nous aider à voir la réalité en face. Non seulement celle de la mort, de nos habitudes contrariées. Elle devrait nous ouvrir les yeux et nous faire agir dans une nouvelle espérance. Celle de notre solidarité terrestre. Celle de la lutte collective contre les guerres, contre les inégalités qui tuent, contre les faux saint Nicolas.  Il n’y a pas sur terre, pas plus qu’au ciel, un saint Pierre pour nous donner la clé du paradis ! Il nous faut aller chercher celle de la solidarité.

Il faut passer de la philosophie à l’action. Rejoindre celles et ceux qui agissent. Nous mettre du côté des pauvres, des exploités, des esclaves de l’endettements et des opprimés. Soutenir pétitions, manifestations de contestations. Faire tomber les masques mensongers de nos politiciens.

Perso, je le fais par mon soutien au PTB, sans tomber dans un fanatisme qui le trouverait parfait. Je n’ai aucune nostalgie d’un communisme ancien mais crois à la création d’un nouveau, autre qu’une résurrection de son passé ! Il n’y aura, en tout cas pas de paradis sans lutte des classes. Et pour celles et ceux qui se crient riches, qu’ils n’oublient pas que le système capitaliste est le risque le plus grand de leur ôter le peu qu’ils possèdent…

Le paradis dépend de l’union sociale et non de sa distanciation !

Des séquelles du corona

Alors qu’au matraquage des chiffres de contaminations, de décès, succède celui de la crise économique et du fric à trouver pour combler une dette en forte excroissance, il est bien difficile de positiver encore l’avenir. Le système capitaliste nous avait formaté un bonheur lié à la consommation, aux jeux et à l’espoir d’une richesse vue par procuration chez les tenants de titres nobles ou les chevaliers de titres de bourse et de spéculation. Et puis patatras, une pandémie vient casser les rêves des uns mais vient toit en éclairant une pauvreté et même les inégalités dans les risques  des personnes atteintes. Le climat anxiogène de la crise sanitaire ne touche pas de la même manière toutes les classes sociales.

Certains voient pourtant dans cette crise une occasion de se recentrer sur des valeurs essentielles. Le confinement nous aurait permis de retrouver celle de la famille, de la redécouverte de la nature qui nous entoure, celle d’un voyage forcé en soi qui nous permettrait de voir l’importance de l’autre, la futilité de nos envies de distractions artificielles.

 Il est sans doute vrai que la plus grande anxiété vient de notre infériorité « confinée ». L’épidémie a certainement réveillé chez beaucoup l’angoisse de la solitude. Et de penser à la chanson de Dalida : « Pour ne pas vivre seul, on vit avec un chien, on vit avec des roses Ou avec une croix. Pour ne pas vivre seul, on s’fait du cinéma, on aime un souvenir, une ombre, n’importe quoi ». Nous pourrions y ajouter l’hyperactivité et bien d’autres palliatifs. Oui, le virus et ses conséquences sont bien venus chahuter, consciemment ou pas, notre habitat intime. Je ne me risquerai pas de dire que c’est un bien ou un mal. C’est simplement, à mes yeux, un fait et je ne suis pas guide des consciences et encor moins juge d’elles.

Ne séparons pourtant pas notre habitat intérieur, personnel, familial, de celui de la cité. Nous voyons plus que jamais combien tous sont liés.   Ce n’est vraiment pas le moment de nous désintéresser de la politique, même si elle a été désastreuse en matière sanitaire, comme dans des tas d’autres ! Le foutu virus a aussi mis en lumière un foutu système politique qui continue à privilégier les profits des nantis. Leur bulle s ne va pas éclater si nous ne la piquons pas les épines quotidiennes qu’ils nous fabriquent.  Peu importe alors notre habitat intérieur ; peu importe le vaccin gratuit ou qu’ils auront encore l’audace de nous faire payer.  Notre santé tant psychique que physique dépend d’une ordonnance de « révolution » ! Avant d’être réduit » d’aller du fauteuil au lit, du lit au fauteuil et du lit au lit », ou un peu mieux d’avoir encore mon ordi au fauteuil et au lit, j’espère encore la voir, à commencer par celle des urnes…  

A force de n’écouter que les ténors…

A force de n’écouter que les ténors politiques et économiques, le peuple (entendez toutes celles et ceux qui n’exercent aucun pouvoir), se sent blasé, usé par la double cacophonie qu’offre à la fois la Covid  et les tentatives d’alliance pour former un gouvernement. Les travailleurs, les allocataires sociaux, les petits pensionnés et indépendants qui s’inquiètent, voire s’angoissent. Leur avenir, frappé par le foutu virus, ajouté à une période d’austérité imposée par une politique nationale et européenne, ils en ont marre du cirque politique.

Magnette a beau martelé que le socialisme a comme priorité le social, comment y croire quand son curseur s’oriente vers la droite d’un De Wever ? Gouverner avec un loup dans la bergerie qui ne se contente pas de manger les moutons mais détruit aussi la bergerie relève de l’inconscience ! Quant à Ecolo, comment s’allier avec un défenseur de la prolongation du nucléaire ?

La partition parlementaire montre ses limites démocratiques. Cet échec ouvre la voie à des régimes dictatoriaux ou totalitaires qu’à connu l’histoire. C’est très grave. C’est que lassés, certains attendent même un sauveur.

Que faire ? Retourner aux urnes ?Je suis pour, tout en étant conscient qu’elles ne redistribueront probablement pas fortement la donne. Et si la gauche se réveillait ? Celle portée jadis par les travailleurs en colère, exigeant des améliorations sociales et éthiques ? Et si les syndicats ouvraient un peu plus leur gueule, réclamant sous menaces de grève et d’actions au sein des entreprises les revendications d’une vraie gauche ?

La crise sanitaire arrange bien une grande partie de la classe politique, mais aussi celle d’un grand patronnet qui la prétextera pour diminuer des droits sociaux fondamentaux.

Si c’est le contenu qui compte pour le socialisme, pourquoi n’inclut-il pas des propositions sociales fortes et finançables par une vraie réforme fiscale incluant une taxe des millionnaires, un accroissement des moyens pour chasser la fraude fiscale, la suppression de niches qui ne profitent qu’aux riches. Et la liste est bien incomplète. Pourquoi, en  matière de Justice, ne pas supprimer la transaction financière ? Pourquoi, pourquoi cette peur d’aller au cœur du changement attendu par un peuple trompé par les appétits d’un pouvoir inféodé au monde du Capital ?

Tant que ce qui se dit de gauche et de progrès ne retrouvera pas le sens et la pratique de la lutte de classe, rien ne changera vraiment. Tant que le petit et moyen citoyen prendra peur de perdre les cacahouètes offertes par une droite alliée à socialisme mou trouvant que le réalisme du libéralisme dit social. Tant qu’une opposition, aussi forte soit elle, restera au balcon des revendications sans notre soutien massif dans les pressions de la rue et de mouvements citoyens de progrès, rien ne changera. Tant que des idéaux utopiques seront vaincus par une réalité associée à un fatalisme tueur de projets et de progrès, rien ne changera !  

Cacophonie politique

La cacophonie politique n’est pas que sur les mesures sanitaires. Elle est aussi sur un sauvetage économique et social. C avec des mesures « sauve qui peut », avec un saupoudrage de quelques millions par-ci, quelques millions par là pour maintenir juste la tête hors de l’eau des secteurs en train de couler. Tout cela en espérant une relance du comme avant. Personne pour remettre en cause le système passé. Personne pour faire jouer à l’Etat son véritable rôle, non celui d’arbitrage sur un libre marché ou de répartitions entre différents niveaux de pouvoir, ainsi que font des préformateurs à la noix ! Ne devraient-ils pas enfin planifier, dresser donc des plans d’ensemble. Un plan où l’Etat reprend les rênes d’un marché laissé aux mains de ceux pour qui seul le profit compte, y compris celui fait sur la crise sanitaire. Mais non, nos politiciens laissent partir les choses dans tous les sens. Il  n’y a plus de capitaine sur le navire  et personne n’écoutent les petits matelots qui font ce qu’ils peuvent pour trouver bouées de secours. Et pendant ce temps, Magnette et De Wi Wever négocient, en cabine privée, en pensant que deux ou trois barques résisteront mieux à la tempête !

Tout cela vous parait abstrait ? Soyons alors plus concret ! La longue saga des masques. N’était-il pas possible de réquisitionner des entreprises de chez nous capable de les fabriquer ? Ne pouvait pas renationaliser Brussel air line, plutôt d’encore jeter des millions pour la maintenir dans Lufthansa ? Plutôt que des mesurettes pour maintenir le pouvoir d’achat, réduire la TVA sur l’électricité, le gaz, imposer un contrôle stricte des prix des produits alimentaires  de base ? Plutôt que de jouer les économies et une dite efficacité dans des partenariats avec le privé, renationaliser des grands leviers économiques et de services publics ? Plutôt que nous les casser avec « l’argent » ne tombe pas du ciel et le déficit budgétaire, taxer les millionnaires ? Plutôt que de favoriser la recherche en donnant du fric aux requins des firmes pharmaceutiques, le donner à nos chercheurs universitaires ? Etc, etc. Plus brièvement encore, plutôt que de trater de façon primaire les anti-démocratiques et sales communistes du PTB, écouter un peu ce qu’ils proposent… Mais que nenni, nos édiles préfèrent regarder leur nombril régionaliste et séparatiste pour éviter le populistes…  

Les pubs m’emmerdent

Et ça recommence. Mises légèrement en veilleuse pour cause de confinement, elles reviennent en force ces pubs trompeuses et mensongères. Fruits de notre société de consommation, elles s’adaptent, se mettent à la mode verte, biologique. Tu parles qu’avec Delhaize, c’est la vraie vie ! Qu’avec Engie et ses conseils d’économie de l’énergie tu vas participer à une énergie propre. Qu’avec Sun tu feras des économies d’eau en évitant de devoir rincer ta vaisselle avant de la mettre dans la machine. Même Coca Cola est sorti de son confinement et nous donne une leçon de morale sur les valeurs simples retrouvées ! Les exemples des profiteurs du système foisonnent. Ils sont forts pour mettre dans votre tête que le bonheur est lié au plaisir de consommer. D’autant qu’il faut se rattraper au vu que la production s’est ralentie. 9a se nomme la relance économique. Entendez la relance capitaliste ! Sortir du confinement, nous le voulons tous, mais nous voulons aussi, je l’espère, ne pas retomber dans le conditionnement de la productivité du profit à tout prix !

Les tendances des grandes marques de ce monde, celles pour qui les travailleurs comptent peu, à l’image des grands partis politiques, savent se saisir de l’opportunité. Elles en ont les moyens. Et si elles nous emmerdent, nous ne pouvons nier leur influence d’achat ou de vote !

Je ne veux surtout pas culpabiliser le consommateur, qui comme moi, remplira demain comme hier son caddie et s’habillera bon marché sur le dos de travailleurs exploités. C’est ainsi. Tant que la lutte contre ce system pourri n’engendrera pas les pressions nécessaires au changement, rien ne changera. La grande farce capitaliste se poursuivra. Elle aura même le culot de mettre quelques notes écologiques, comme la nouvelle note de nos préformateurs !  Croyez-vous qu’Ecolo est capable de recycler le système capitaliste ? Pas du tout, ce sera à l’image du recyclable plastique, pas si recyclable que ça ! Pure pub ! Et ce n’est pas leur « tous ensemble » basé sur la culpabilisation individuelle qui nous fera réussir une autre société. Ça, c’est du Macron ! Ou chez nous, du Michel, du Magnette et Cie !

Tous les coups sont permis

Ainsi en va-t-il en politique et en la matière, il faut saluer le jeu de Bart De Wever sur le ring. Il a de la suite dans les idées ce Bart. La Belgique, il n’en veut plus. On le sait. Malgré cette séparation en tête du programme NVA, il parvient à introduire le ver dans le fruit. Après avoir récupéré en 2001 une Volksunie disloquée (née en 1954), Bart marche pas à pas. En de 2003, la N-VA obtient 3 % des voix au niveau national et son premier siège à la Chambre. Pas terrible, mais la malin président va conclure un cartel avec le CD&V, ce qui assure à la nouvelle formation politique un succès et une popularité grandissante. Le cartel remporte la première place en Flandre aux élections régionales et européennes de 2004, ainsi qu’aux élections communales et provinciales de 2006. La N-VA participe donc au gouvernement Leterme en Flandre. Ah ce Leterme qui confondait Marseillaise et Brabançonne !  

Embrasser pour mieux étrangler. Une vielle recette politique ! Le divorce est alors gagné et le CD&V déplumé ! Et Bart poursuit en parvenant, grâce à l’ambition de Charles Michel, s’attèlera à un gouvernement bien à droite qu’il fera démissionner sur un traité « favorable » aux migrants.

Rebelote aujourd’hui. Il courtise Magnette et vomit l’ancien allié, réussissant même un remariage avec le vieux copain abandonné du CD&V ! Parvenir à un socle de négociation avec le PS et le SPA, faut le faire. Non ? Chapeau ce nouveau maître du pays qu’il veut saboter. Il n’est évidemment pas seul le stratège de génie. Il a comme soutien le grand patronat Voka et FEB et les corrompus exclus du PS, mais restant influents dans l’ombre.

Après les cocus de Leterme, Michel voici venu le temps de ceux de la famille socialiste ! Et pourquoi pas y associer Nollet ?

Le lei-motif de la responsabilité, vous connaissez ?  Sans doute mieux que celui plus sourd du séparatisme si cher à Bart et des régionalistes wallons qui croient encore que la division rapportera plus que l’union. Et dire que son représentant royal nomme comme missionnaire le diviseur de Bart. Pays du surréalisme, de la BD et ses bulles…